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La somatisation, l’alerte de nos corps

La somatisation est un moyen pour notre corps de nous alerter, de nous protéger d’une souffrance psychologique. Elle peut être liée à un traumatisme passé ou à une manière d’agir ou de penser qui est mauvaise pour nous. A ce moment-là, le corps nous alerte par des manifestations physiques que l’on appelle somatisation. Elle est très présente chez les personnes très anxieuses. 

 

Il ne faut pas sous-estimer la somatisation. Un tiers des symptômes présentés lors d’une consultation chez un généraliste sont médicalement inexpliqués. 75% sont améliorés ou disparaissent après une consultation médicale, mais 25% restent chroniques. 

 

Quelques exemples de somatisations : 

  • Des migraines, des céphalées
  • Syndrôme du colon irritable
  • Douleurs cervicales, dorsales 
  • Troubles du comportement alimentaire : boulimie, anorexie 
  • Problèmes de peau : eczéma, psoriasis 
  • Menstruations douloureuses etc … 

Ces symptômes, même s’ils n’ont pas de causes physiques, sont bien réels et sont tout aussi douloureux que les symptômes provenant d’un accident ou d’une chute. 

 

Un exemple qui est très fréquent chez les enfants : un harcèlement à l’école qui n’est pas exprimé par l’enfant peut provoquer chez lui des nausées, ou des douleurs abdominales à chaque fois qu’il doit se rendre à l’école. Si l’enfant ne dit pas la raison pour laquelle il ne veut pas aller à l’école, son corps va parler pour lui. Ce phénomène se déroule de la même manière pour un adulte qui a des soucis au travail. Tant que la personne ne réagit pas, ne parle pas, les somatisations seront de plus en plus présentes et intenses. 

 

C’est pour cette raison qu’il est important d’apprendre à écouter son corps. 

La souffrance ne doit pas être banalisée, ou considérée comme normale. Notre aptitude à la souffrance ne doit pas être valorisée. Si les médecins ne trouvent pas de causes physiques, si à la suite d’examens rien n’apparaît sur les radios, il peut être bon d’envisager de se poser et de réfléchir à quelle serait la cause de notre mal-être. 

 

Pour traiter les symptômes psychosomatiques, il n’y a qu’une approche psychocorporelle qui peut dénouer le rôle de la douleur. L’objectif : libérer la parole, tout en agissant sur le corps. Cela peut passer par des activités “bien-être” pour amener au lâcher prise. (ex :

des massages, le yoga, la méditation, la relaxation…)

 

Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir la signification de vos douleurs dans les livres suivants :  “dis moi où tu as mal, je te dirais pourquoi” et “Dit moi où tu as mal, le lexique”  de Michel Odoul, 

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